Alimenter la cheminée à l’éthanol aurait-il un impact sur la diversité biologique ?

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Dans le processus d’augmentation de la production de biocarburants à l’échelle internationale, nous avons l’assurance que les populations consommeront plus de biocarburants, mais une question demeure sur toutes les lèvres : est-ce que cette forte production pourrait affecter la diversité biologique ? Certes la cheminée à l’éthanol sur le site http://www.chemineo.fr/, les véhicules et autres équipements fonctionneront avec des carburants verts, mais comment cela pourrait influencer l’équilibre biologique ? Depuis 2008, de nombreux rapports ont précisé et documenté les effets de la bioénergie à l’échelle industrielle. Plus la demande en biocarburants augmente et plus la diversité biologique diminue, voilà en gros le résumé de ces rapports. En effet, la forte demande en biocarburants pousse à transformer de plus en plus d’écosystèmes naturels en plantations à des fins industrielles. On observe aussi un impact sur les réserves d’eau, la pollution par les produits chimiques et les pesticides augmente. En Europe et dans les États-Unis, les installations industrielles à base de bois augmentent la demande en bois et compromettent les politiques de conservation et de restauration des forêts.

Produire du carburant pour alimenter les cheminées à l’éthanol et les véhicules nécessite de mobiliser grand nombre de forêts et de terres. Au fil du temps, on constate que la production industrielle de biocarburants faits concurrence à la production alimentaire et par ricochet aggrave la famine. Produire des biocarburants nécessite d’avoir des sols, d’utiliser de l’eau et des cultures qui sont tout autant utiles à la production alimentaire. Ces cultures d’énergie continuent de s’élargir, faisant reculer ainsi la production alimentaire vers d’autres zones. Les défenseurs de la production d’énergie affirment que les nouvelles méthodes de production qui se servent essentiellement de cellulose et de plantes non alimentaires permettront de limiter ce conflit. Toutefois, il n’en reste pas moins que les besoins en terres et en eau resteront les mêmes.

Il faut savoir que les cultures comme le maïs ou le soja, qui fournissent à la fois les aliments et les biocarburants aggravent les besoins en sols et en eau. Les études actuelles ont prouvé qu’il n’y a pas suffisamment de sols pour que la demande actuelle en biocarburants soit satisfaite. Qu’en sera-t-il de la demande future qui augmentera avec la multiplication d’équipements comme la cheminée à l’éthanol? Peut-on imaginer des solutions et des méthodes de fabrication qui permettront à la fois d’obtenir les quantités de biocarburants souhaitées et de continuer la production alimentaire sans trop appauvrir les sols?